Qu’en est-il de l’idée de « déchéance de nationalité » ?

Le temps aura passé et nous nous apercevrons avec le recul qu’il s’agissait en fait de profiter de l’occasion pour répandre un peu d’émulsion nationaliste dans l’opinion publique autour de ce qui aurait dû rester une simple question militaire qui ne peut et ne doit renvoyer qu’à des tribunaux militaires mais qui en aucun cas aurait dû conduire à la possibilité d’engager les politiques vers la possibilité d’une réforme constitutionnelle qui mentionnerait la « déchéance de nationalité » possible aux révélés terroristes. Si de terroristes ils peuvent être qualifiés – je ne dis pas qu’ils le doivent bien qu’ils s’en revendiqueront toujours – mais si de terroristes reconnus ils peuvent être, de quoi s’agit-il au juste ?… Rien de moins que d’une déclaration de guerre, pour et, en direction de la France, avec ça de pire que les assaillants revendiquent explicitement qu’ils ne respecteront aucunes règles relatives aux conventions de Genève, adopteront les comportement les plus meurtriers pour blesser jusqu’en son âme l’ensemble de la société et non pas seulement une simple armée ou que des militaires, mais la société civile en son antre. Ce qui, au départ, ne devait rester au départ, qu’une simple question militaire, ne devrait pourtant pas déteindre d’une telle manière, et à ce point, dans l’ensemble du corps social, comme on le voit pourtant, depuis plusieurs semaines, déferler, par les médias et les ténors des partis politiques attachés, tels des vautours, mangeant à l’auge nationaliste, la barquette de leur survie et l’aube de leur Apocalypse. Au contraire, cette préalable question militaire – terroriste – de déclaration de guerre ouverte devrait rester contenue, contrôlée et maîtrisée par le domaine ou le secteur qui la concerne ; autrement dit par l’autorité militaire qui est seule capable de la juger devant un tribunal militaire adapté et graduel, certainement pas par des tribunaux civils ou par une société qui partirait à son tour en guerre avec ses politiques contre une notion de terrorisme devenant de plus en plus aléatoire, du moment qu’elle se fait déposséder du terrain auquel elle est censée directement renvoyer, à savoir, nos Armées (Police et Gendarmerie) et non pas pour atterrir par l’intermédiaire du Politique dans la Société où elle n’a rien à y faire.

Alors faut-il y voir là l’oeuvre de politicards et de Parlementaires en proie à un quelconque ennui ainsi qu’à leurs faiblesses, agitant subitement leur paletot, en profitant de l’aubaine de la recrudescence des actes terroristes, pour amorcer, enclencher et anticiper une future « révolution nationaliste-(fasciste) » en prenant appui là où il ne faudrait pas ? Sur le dos et autour de la carapace des terroristes sur laquelle toute une société pourrait, voudrait et devrait, selon eux, être censée se souder ? Bien sûr, chaque camp ou partie politique pourra développer ses argumentaires et animer une partie de leurs débats en se nourrissant de la question du terrorisme ; tous resterons dans le flou fallacieux de la manipulation des esprits, à partir du moment où ils omettront de rappeler qu’il s’agit d’une question militaire qui ne devrait renvoyer qu’aux tribunaux militaires concernés au lieu de dériver en enjeux politiques destinés à nourrir une propagande informelle autour de la déchéance de nationalité qui historiquement est bien plus révélatrice de malveillance qu’elle n’y paraît au demeurant, si l’on tient compte de l’hégémonie nationaliste qui la sous-tend et le nationalisme formel qui la meut. Parce qu’elle est bien là, la malversation politique !… Dans cette volonté obstinée et acharnée qu’ils cherchent à imposer à tout un pays et à fortiori à l’ensemble de la société qui le constitue. Dans cette progressive mais sûre dérive qui les rapproche du nationalisme où là, oui, il n’est plus question effectivement de pouvoir différencier ni droite, ni gauche ; le citoyen se retrouvant pris dans un tourbillon nationaliste qui le satisfera ou lui donnera la nausée… Non mais, n’a-t-on pas idée ! Si chaque fois qu’une nation hostile à la nôtre nous avait déclarée la guerre, il en avait fallu modifier la Constitution et déchoir des nationalités les assaillants, nous y serions encore à compter combien de prisonniers Algériens Le Pen a torturés ou que peut-être par chance nous n’en aurions aucune de Constitution (!)… Parce que les Droits Humains, au bout du compte, y prennent à chaque fois un coup (coût) énorme !… Et puis finalement, à trop forcer sur cette idée de « déchéance de la nationalité française » ne risque-t-on pas d’arriver à cette si souhaitée espérance de déchéance nationale ? !

28nov42DéchéanceNationalité

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