Le Front National est-il un parti de violeurs ?

Inimaginable… Affligeante et consternante cette déclaration abrupte à l’embonpoint sur le plateau d’Ardisson de ce candidat aux Municipales à Marseille, Stéphane Ravier, dors et déjà maudit, de l’extrême-droite qui pour conseil – qui n’en est pas un – aux victimes de viols, leur demande de faire un effort. On en resterait presque bouche-bée si ce n’est pas carrément une crise de nerfs capable de secouer le bon sens de toute une Nation cachée derrière ses problèmes de cul partant voter pour un parti militaire et colonialiste qui encouragera le viol, la tabasse et bien d’autres exactions encore. Là se situe, non pas à demis-mots, le vrai visage du type de société dont serait capable une formation comme celle de cette extrême-droite du FN vers qui se tournent de plus en plus les médias avides de nouveauté. Enfin bon, là il s’agirait plus d’une restauration plutôt que d’une nouveauté. Une sorte de privilège que s’accorderait l’extrême-droite pour coloniser la société et soumettre les individus à leurs volontés par la force à l’image de ce commentaire, déplacé pour nous, mais plein de sens pour ce candidat marseillais tant il met à jour les profondeurs des dangers qui pourraient se profiler à l’horizon si un jour les citoyens confiaient le pouvoir à cette politique. Si le candidat Ravier voulait adopter un nouveau style de pornographie politique il y est parvenu avec aisance à en croire les décors qu’il met en place pour s’expliquer sur ce phénomène pas-normal qu’est le viol. En tous cas toujours est-il qu’on y approche toute la bestialité politique que ce parti serait susceptible de contenir… Allant même jusqu’à violer notre propre conscience, sans gêne aucune, il saute sur la pétoire médiatique pour saisir une fois de plus l’occasion de défrayer la chronique, de mettre tout le pays à peur et à poil avec cet espoir incongru d’en profiter au passage pour grappiller quelques unités d’audience supplémentaires puisque désormais il est convenu de lui attribuer l’étiquette de parti qui monte. Mais à les entendre parler, à l’image d’un Stéphane Ravier ne sachant pas quelle idiotie sortir sous les projecteurs d’Ardisson, on a du mal à comprendre si ce n’était qu’au cas où une partie de la presse lui était vouée. Alors Stéphane Ravier se saisit de l’occasion pour faire son show… Abstraction complète du statut de victime ! Pire, il ne considère même plus que le viol est interdit et va jusqu’à défendre les auteurs de ces actes barbares et criminels que sont les rapports sexuels forcés faisant usage de violence… Elle est loin la douce caresse promise par l’éloge rhétorique de la Marine frontiste tant vantée si elle arrivait au pouvoir. Si Stéphane Ravier voulait ainsi garantir à ses électeurs qu’ils pourront assouvir leurs fantasmes, il ferait mieux d’ouvrir un sex-shop au lieu d’utiliser un plateau TV pour diffuser la haine et la violence que son parti renferme depuis sa création. Tout y sera passé… L’expression raciste transformée en occupation illégale du territoire, le protectionnisme transmuée dans le refus de l’euro… et maintenant l’application d’une loi sur les relations sexuelles forcées. Vouloir prendre le dessus sur un pays, en l’occurrence ici par le biais d’élections municipales, comme une armée de violeurs, du moins est-ce là l’image que nous laisse Stéphane Ravier de son passage TV à une heure de grande écoute, ne peut rien laisser augurer de bon et à fortiori dans une ville comme Marseille déjà suffisamment sous tension comme ça que ce n’est pas la peine de rajouter de l’huile sur le feu mais comme le FN s’en est fait sa spécialité, ce n’était pas étonnant qu’il lâche son gros sel autour de la date commémorative des violences faites aux femmes. Assurément que par ce subterfuge lié à ses propres commentaires sur des situations où des viols ont été commis, Stéphane Ravier tente de manière illicite de rallier à lui les frustrés, les dominateurs qui aiment soumettre et bien d’autres fanatiques adeptes du viol qui pourraient ainsi bénéficier de son allégeance en cas de dérapages. En tous cas on touche de près dans cette déclaration, on passe à gué de ce qui fait réellement le lit du Front national : l’homme ordonne et la femme exécute, tais-toi et baise, ton corps m’appartient… Effectivement, le FN aboutirait à une société où il n’y aurait plus de viols puisqu’ils ne seraient plus reconnus comme tels !

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Sarko came and Sarko go !

Il est évident bien sûr que le sir Sarkozy aurait peut-être mieux fait d’attendre encore un petit peu avant sa réapparition médiatique qui reste pourtant – elle – toujours aussi fantomatique ! A peine arrivé déjà obligé de repartir !… Enfin il n’était pas encore tout a fait de retour mais en présence forte dans les esprits de sa formation politique. Fête pour lui cet été au parti qu’il a créé, mais il n’était déjà pas là !… Bizarre quand même… Nicolas Sarkozy aurait-il inventé la présence par l’absence ?… Va bien se marrer le Juge si le pauvre petit Nicolas se met à lui raconter ce genre de truc pour s’excuser d’avoir allégé Madame Bettencourt d’un peu de sa fortune… La présence par l’absence… Curieux quand même : être « présent » tout en étant « absent ». C’est un genre de magicien, une sorte de danaïde qui apparaît aux militants sortis des eaux pour disparaître comme un Général poussé à l’exil pour cause de rivalité entre les clans, un vieux T-shirt abandonné sur une plage des vacances, un logo publicitaire pour capitalistes en panne d’investissement ! Nicolas Sarkozy est là tout en ne l’étant pas… Ses anciens Ministres en parlent c’est donc qu’il est bien vivant ! Il aimerait être plus présent mais voyez-vous, c’est que cette histoire judiciaire qui le lie à la famille Bettencourt foutent son come back en l’air… De là à dire que l’ancien Président était volage, il faudra sans doute attendre le verdict juridique de cette enquête pour tirer une si hâtive conclusion qui pourtant met dors et déjà en évidence l’auto financement illégal de la réussite politique : gagner une campagne électorale par tous les moyens… L’argent est partout… Donc c’est finalement normal qu’il incite à des pratiques illicites aussi en politique… C’est pas très valorisant pour leur prestigieuse carrure de chef d’Etat mais ça facilite la réussite de l’égo des candidats qui n’hésitent plus aujourd’hui à déclencher des guerres financières – et la soirée du Fouquet’s en était une à elle toute seule le soir de l’investiture de Sarkozy – pour monter dans les sondages, attirer l’oeil médiatique et pourquoi pas aussi, de cette manière, bouleverser dans la foulée l’opinion publique. La conquête du pouvoir est ainsi jalonnée de phénomènes précieusement ridicules capables de nous renseigner, nous, simples citoyens, de la manière dont seront ensuite gérées nos affaires lorsque ces pognonneux seront au pouvoir… Si ils y retournent un jour ! Comme à l’époque d’une société qui demandait la séparation de l’église et de l’Etat, il faudrait maintenant demander celle de la politique d’avec le boursicotage et la spéculation ! Un bon Président de nos jours, on va finir par croire que c’est un Président qui passe devant un Juge d’instruction parce que c’est un Président qui prend des risques, qui ose et ceci peu importent les lois. Donc si vous êtes un candidat à des élections politiques et que le plafond du financement pour la campagne électorale est fixé à 1 million d’euros, il suffirait pour vous que vous en injectiez le double pour être sûr d’être élu et tant pis pour les frais de justice au cas où vous vous feriez pincer à l’arrivée ! Nicolas Sarkozy, lui, il y est à l’arrivée… Il a franchi la ligne et se retrouve dans l’obligation de passer devant des Juges pour expliquer les sommes occultes qui servaient à faire vivre un parti (UMP) qui ne pouvait que gagner puisqu’ils devaient, avec certitude, s’imaginer que tout pouvait s’acheter… Pas sûr qu’inversement, Sarkozy et l’UMP puissent s’en payer le blanchiment en non-lieu (?)

Après « casse toi pauv’ con » les Français aimeront-ils la « catin du Qatar » de la poufiasse de saint-Cloud ?

Et béh… ça s’arrange pas dans cette famille (le Pen)… v’là qu’elle ( la fille) se met à insulter son propre pays alors qu’elle prétendait auparavant être la plus apte à en défendre les valeurs d’une patrie et un drapeau comme il (son père) le lui avait enseigné et comme lui-même n’aurait sans doute jamais osé parler d’une manière aussi vulgaire… En le (son pays) traitant ainsi de « catin… » s’en prendrait-elle également de la sorte pour son proxénète (?) : scoop… Marine Le Pen maque la France !… Et si vous ne le saviez pas depuis longtemps, en voici la preuve ! « La France est une pute et le Pen est son maquereau »… ça va leur faire un beau slogan, riche en projet à l’extrême droite pour les prochaines municipales maintenant que la droite française aime à délier les langues. On patauge dans l’imposture de toute pièce avec ce Front National qui marque ainsi sa farouche volonté à développer des projets plus que douteux pour notre pays… à « catin du Qatar » la catin de saint-Cloud semble avoir atteint le sommet de sa carrière, doublant à la corde son propre père au niveau d’une symbolique abusive !

Oradour-sur-Glane au calendrier présidentiel

« Ringard !… Oradour-sur-Glane », lançait un marmot voulant tenir tête à son instituteur, « ringard » la guerre mondiale et ses êtres humains alignés dans des cimetières militaires… « Ringard »… Tout est devenu « ringard » dès lors qu’on se retourne en arrière sur la cruauté guerrière des Etats-Nations comme s’il fallait ne plus y penser pour mieux se préparer au pire, qu’il fallait s’attendre à bien plus de sang encore aux vues des sophistications propres aux armes chimiques et nucléaires… Ringarde alors l’Histoire et tous ses enseignements qui en découlent ?… Non, pas tout à fait… Parce que si pour se démarquer du simple lien économique, il faille faire appel à notre histoire, c’est bien pour rappeler des liens de fraternité humaine avant tout – et l’amitié franco-allemande est exemplaire à ce sujet – puisque depuis 1962, De Gaulle déjà traçait ici-même les liens qui allaient fonder de cette commémoration du massacre d’Oradour, les lignes qui allaient se transformer en tradition. Chaque Président y fait ses hommages à sa manière… Podium plein de drapeaux tricolores et de discours solennels précédemment, promenade à pieds aujourd’hui pour le Président Hollande d’aspect détendu, certainement ravi d’accueillir le Président allemand Joachim Gauck et aussi surtout de lui donner ainsi l’occasion de s’exprimer… C’est qu’il s’agirait de faire oublier la photo de la veille, rapidement supprimée du registre de l’AFP sur laquelle François Hollande, surpris dans une salle de classe entrain de lâcher un sourire forcé qui lui donnait quasiment une air patapouf, risquait de faire perdre le sérieux qu’on pouvait accorder encore jusque-là au Président français en cette rentrée houleuse qui se gonfle de contrariétés dans les conceptions politiques du Gouvernement ! Retour aux puérilités de l’enfance la veille dans une école, sérieux et recueillement des mines renfrognées d’aujourd’hui n’enlèvent rien aux difficultés que François Hollande devra affronter dans la poursuite de ses réformes dont certains membres de son gouvernement ne veulent même plus puisqu’y éclosent des dissensions, des différences de points de vues et de conceptions qui en poussent même un, Arnaud Montebourg pour ne pas le citer, à se voir en « Président sinon rien » devenant presque menaçant lorsqu’il évoque la possibilité d’abandonner la politique si son vœux n’était pas exaucé ! 

Les commémorations sont aussi un pont jeté sur l’avenir invitant à « surmonter le passé »

Au delà du protocole cérémoniel, les rencontres qu’il suscite invitent également à se préoccuper des questions climatiques… Il serait également intéressant de les voir dans l’avenir, relever les manches et s’attaquer sérieusement à la transition énergétique nécessaire pour la protection de la planète plutôt que de les entendre s’excuser, bien plus solennellement encore, de continuer à détruire l’environnement sous prétexte qu’ils prétendent poursuivre la solidification des liens économiques. Bien sûr, le rappel du massacre des habitants d’Oradour ne doit pas faire oublier les villages martyrs du présent qui répondent souvent aux exigences américaines que nous suivons en tant qu’ « alliés onufiés » qui pourraient faire tout autant d’innocentes victimes… Ça n’excuse rien mais comme toujours, il y a un moment où il faut choisir son camp vous dirons les forgerons d’un monde bi-polaire ! Se donner la main, s’embrasser et signer des livres du souvenir ou se taper sur la tronche, faire le feu, cesser le feu et signer des traités de paix ? Le conflit syrien et d’autres devaient assurément traverser les esprits outre cette promenade – pas moins de deux heures entre les ruines du village, l’église, le cimetière et le micro de la tribune du discours – sur un moment fort de notre histoire qui devrait pourtant nous donner l’assurance de ne pouvoir en commettre de pires (?)… Puissent ces journées de la mémoire aussi leur en donner un peu pour éclairer l’avenir afin de moins l’assombrir de menaces climatiques, de licenciements ou d’expulsions locatives ; voire de l’extrême politique fasciste qui cherche à se réinstaller aux quatre coins de l’Europe dont ils paraissent pourtant si impuissants à en réfréner la contagion, certes limitée mais qui cherche quand même à se répandre, bien plus dangereuse encore que toutes les autres…