Les premières conclusions à tirer de la victoire d’Emmanuel Macron

Dorénavant nous sommes bien obligés de tenir compte des choix différents d’une bonne moitié de l’électorat socialiste qui s’est scindé en deux – donc en trois, Hamon, Mélenchon, Macron – lors du 1er tour de la Présidentielle 2017. Une partie allant suivre l’alléchante proposition d’Emmanuel Macron, le prestidigitateur illusionniste à gouffre giscardien, discrètement oublié aux Régionales pour mieux se propulser à la Présidentielle comme un déjà professionnel ; l’autre moitié à peu près, tentée par l’offre de changement de Constitution suggérée par la France Insoumise de Mélenchon, oubliant tout d’un coup ce que cela pouvait risquer de donner en Turquie un « changement de Constitution » par une modification de régime qui sortirait des urnes… Si le projet de changement de Constitution dans le programme de Mélenchon voit le jour, cela irritera autant de population en France que c’est le cas dans une Turquie aujourd’hui qui tente le même genre d’expérience, à l’opposée politique… Le résultat pourtant serait sensiblement identique et développerait le même type de domination avec les populations qui ne sont pas d’accord avec ces orientations et ces choix politiques et il y en a quand même pas mal dans les urnes qui n’ont pas fait ce choix Mélenchon / Le Parti de Gauche / France Insoumise… Urnes dont sortiront toujours entre 81% et 60 ou 55% de l’électorat exprimé qui n’en voudra jamais de Méluche, l’un des quatre perdants pour deux places en finale !

Autant de risque pour les Socialistes à courir l’un de ces deux candidats plutôt qu’un autre… Macron ou Mélenchon est bien trop réduit comme choix quand « on est Socialiste » et en oublierait presque Benoît Hamon, son propre candidat des Primaires qui portait pourtant le meilleur programme socialiste depuis Jaurès puisqu’au bout, Manuel Valls qui les y a beaucoup aidés, se retrouve porte close et bouche-bée, se heurtant maintenant à l’indifférence d’un Emmanuel Macron qui préfèrerait le voir quitter le Parti Socialiste pour s’estampiller « En Marche » et enterrer définitivement « les Socialistes » (!)

Passée la Présidentielle et l’élection d’Emmanuel Macron, les Députés LR et UDI ne s’y trompent pourtant pas à l’approche de l’enchainement en vue des Législatives et peu sont enclins à abandonner définitivement l’étiquette d’où ils viennent pour s’estampiller « En Marche » à l’avenir. Du côté Socialiste, les volontaires pour abandonner leur ancienne étiquette socialiste seraient-ils plus nombreux pour renforcer la Majorité Présidentielle à l’Assemblée que ne le sont LR et l’UDI ?… S’empresseront-ils avec plus d’ardeur que ne le sont leurs voisins dans l’Hémicycle sur les bancs de la droite à se priver de leur appartenance à l’histoire socialiste plus facilement ?… Rien n’est moins certain !… Se retrouvera-t-on alors avec la nouvelle mouture politique « En Marche » où l’on retrouverait des Bruno Lemaire et des Malek Boutih conserver ou abandonner leur appartenance politique pour obtenir un groupe bipolaire gauche/droite ?… Là-dedans, évidemment, très peu d’écologie, de transformation des règles de l’organisation du travail ou de réévaluation de l’échelonnement de la grille de répartition des salaires ; encore moins de garantie sur quoi consiste exactement les promesses des investisseurs étrangers en faveur de Macron au sujet desquelles le nouveau Président Emmanuel Macron ne nous a toujours rien dit sur les garanties qu’ils demandent en contrepartie, ni des avantages qu’ils comptent en tirer et les conséquences directes et indirectes que cela demandera de sacrifices aux salariés en retour…

Apparemment, l’engouement suscité auprès des formations politiques qu’Emmanuel Macron tente d’insuffler pour les convertir en « EnMarche » semble dors et déjà réduit à un fonctionnement à deux vitesses puisque LR et UDI comptent bien arracher une opposition à son futur gouvernement pour envisager et encourager le retour à un régime de cohabitation d’une part ; de l’autre, des « Socialistes » peu désireux d’abandonner leur place historique dans la phase transitoire du socialisme, ni leur rôle moteur pour le développement d’une transformation sociale pourtant clairement exposée et définie par la campagne de Benoît Hamon dont Emmanuel Macron aurait tout à s’inspirer des règles d’une « Assemblée Démocratique de la zone euro » ou d’une loi sur le « Revenu de base d’existence » !… Et ce serait loin de sombrer dans du conservatisme que de ne pas quitter ses positions (celles qu’a posées Hamon) ou refuser toute idée de progressisme comme ose déjà le prétendre avec empressement le nouveau promu choisi pour l’Élysée par les Français et le sortant François Hollande… Le même François Hollande, amplement ravi semblerait-il d’avoir mis son « fils politique » à sa succession à la cérémonie du 8 mai 1945 au lendemain d’une victoire qui lui redonnerait presque de la hauteur ainsi, avant son départ, à moins que Macron ne le nomme 1er Ministre en plaisantin qu’ils ont toujours été tous les deux ?… Ce serait quand même oublier les bas-fonds des cotes de popularité qui n’étaient pas au beau fixe et gare au revers de médaille qui impliquera toujours un équilibre fragile puisqu’on ne saura jamais vraiment sur quelle face retombera la pièce de la politique de Macron et de son gouvernement ; plus certaine sans doute l’hypothèse que François Hollande joue son destin et son bilan à pile ou face !

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Législat2017

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Les questions embarrassantes…

Comment ensuite polariser le Socialisme de demain autour du Benoît Hamon d’hier et d’aujourd’hui sans qu’il ne se transforme en choix unique entre Mélenchon ou Macron aux Législatives2017 ?… Si les Socialistes n’ont pour choix que Macron ou Mélenchon, ce ne serait plus du socialisme, il s’égarerait et cela ne pourrait déboucher que sur une catastrophe historique et économique ; un véritable crash social…

Que des Socialistes puissent s’entendre avec des « centristes » est possible mais de là à leur vendre leur âme, quasi intégralement ne suppose pas de meilleur perspective que celle offerte par un Mélenchon qui n’en demandait pas tant maintenant qu’il a enfin écrasé, comme il le souhaitait, ce PS qu’il n’a fait que haïr, intégralement aussi… « oh !… on se passera bien des socialistes » entendrait-on presque dans les alcôves mais quelle erreur que ce foutu Mélenchon n’ait jamais compris que de ce « Front de Gauche », aucune des formations politiques n’étaient censées vouloir dominer les autres, à plus forte raison ce Le Parti de Gauche sorti de nulle part dont il ne reste que le porte-parole effectif de son dégagisme ; encore moins des Socialistes qui constitueront toujours 1/3 actif de la Gauche même si une certaine mélasse insoumise le pousse à quelque isolement…

#Legislatives2017 #partisocialiste

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Quoi qu’il en soit, le Conseil Constitutionnel devrait rapidement statuer et prendre une décision concernant les changements de dossards des LR – UDI – Modem / PS – PRG – EELV désireux d’effectuer un changement d’étiquette pour les Législatives et la nouvelle majorité présidentielle d’En Marche – qu’ils gardent ou perdent leur provenance politique – en aucun cas, ils ne peuvent continuer d’être payer par l’État pour des mandatures en cours si ils s’avancent officiellement vers En Marche et pour Macron… Si ils briguent un cumul des salaires, c’est gagné !… Donc il serait quand même cohérent et élémentaire que les prétendants abandonnent leur ancienne étiquette ainsi que leurs indemnités de l’État qui ferait des économies dès lors qu’ils revêtent leur nouveau maillot Macron / En Marche / Majorité Présidentielle…

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