Questions sur les responsables des attentats d’Ankara désignées par Erdogan

Un nouvel attentat meurtrier frappait Ankara dimanche dernier, au même endroit que le précédent, aux abords des quartiers militaires… Hormis la vague d’arrestation et la logique répressive encourues, bien plus curieuse encore est la spirale revendicative des attentats qui, si de silencieuse pouvait être, marquerait une bonne fois pour toute l’occasion inespérée de retourner Erdogan comme une crêpe…

1 – Deux fois de suite les attentats d’Ankara ne concernent pas le PKK mais sont revendiqués par TAC.

2 – Cela n’en dénote pas moins que des attaques militaires, ultimes et compréhensibles, visent directement l’armée de l’AKP d’Erdogan qui terrorise les peuplades kurdes sur le sol Turc, Syrien et Irakien… Attaques militaires qu’a d’ailleurs rapidement transformées Erdogan en actes terroristes sans préciser que c’était l’enclave militaire qui était visée… En passant, Erdogan recrute jusque dans le Xin Jiang Chinois stocké dans la poche de la cuvette de Dzongarie pour alimenter son daesh sporadique, adjoint éminent du Qatar, du Yémen et de l’Arabie Saoudite…

3 – Pourquoi ce qui ne pourrait fonctionner dans un sens, marcherait dans l’autre au niveau de la frontière Turco-Syrienne ?… Pourquoi la martyre pré-nommée par TAC aurait combattu dans le Rojava pour finalement passer la frontière sévèrement gardée et se rendre ensuite tranquillement à Ankara ?… Il y a quelque chose d’incohérent dans ce parcours… Ou alors est-elle passée par un Damas – Kaboul pour finir sur un Kaboul – Ankara, via Paris, je présume !… Peut-être ses papiers qui transitent et se baladent à sa place (?)

4 – Le PKK peut légitimement contester son implication dans les deux attentats d’Ankara mais il peut aussi douter de l’identité des responsables désignées par Erdogan hâtivement – comme à l’emporte pièce -, sans forcément vouloir rendre TAC et Erdogan complices de terrorisme, surtout aux vues d’un brasier dont personne ne pouvait s’approcher et près duquel, aucune instance judiciaire internationale n’a probablement dû pouvoir confirmer de visu les résultats annoncés par l’enquête de l’équipe d’Erdogan. Mais Erdogan n’est pas le chef d’orchestre ou alors uniquement celui du terrorisme à grande échelle.

5 – Dans la mesure où, à deux reprises, des forces YPS sont tombées dans des embuscades autour de Kobanê dans des petits villages et finirent assassinées (certains corps ont été brûlés) pour finalement constater que leurs papiers d’identités avaient été dérobés par l’assaillant daesh ; il y aura toujours fort à douter que l’identité exacte des responsables des attentats qui se poursuivraient, corresponde réellement aux noms concernés désignés par Erdogan et ses rapides enquêtes sans preuves. Soit ces identités des combattantes YPG – YPJ furent vendus par des membres du gang jihadiste de daesh à Erdogan ; soit elles serviront pour infiltrer, sous de fausses identités kurdes, les bases du Rojava, qui est quand même en première ligne des menaces directes de l’État Islamique terroriste. Ces usurpations probables de fausses identités ne concernent pas plus d’une dizaine de pièces d’identité dérobées par daesh sur les cadavres de leur rapt ; tout au plus une vingtaine sur l’ensemble de la période (deux ans, deux ans 1/2) qui mît toujours les villages du Rojava, à la périphérie de Kobanê, à l’épreuve des assauts de daesh, là où a toujours aussi aimé Erdogan frapper les Kurdes de Syrie par l’intermédiaire de son soutien à l’État Islamique.

Öcalan

Publicités

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s