Manuel Valls mettrait-il la Gauche dans sa poche ?

De quelle « frontière » de la Gauche Manuel Valls veut-il donc bien parler ?… Quelle part irréconciliée doit-on lui imputer et quel est son degré d’implication dans ce côté irréconciliable par rapport à sa responsabilité ?

Tout d’abord ce genre de langage relevant du domaine des barrières plus que de la fraternité, marque bien la volonté de masquer et cloisonner la différence politique qui a toujours existée à l’intérieur de la gauche : celle du flanc majoritaire, d’habitude dit « gauche de gouvernement » (l’exécutif), opposée au versant minoritaire qui regroupe plusieurs formations qui font rempart au Mur majoritaire. Ces deux « versants », le majoritaire et le minoritaire, fluctuent et ondulent selon des pourcentages oscillant autour du « cinquantième démocratique » !… Si maintenant Manuel Valls s’oppose à toute idée de primaire de toutes les gauches et qu’il n’entend être favorable qu’à l’organisation de Primaires purement socialistes comme en 2011, où l’on vit se jauger les grosses pointures socialistes qui allaient occuper l’espace politique pendant 5 ans ; c’est bien qu’il entend craindre le regroupement de tous les versants minoritaires de chaque formation politique pour créer une politique d’opposition réellement plus performante qui compte bien échapper à ce piège que constituerait une Primaire noyée dans le Parti Socialiste dont on perçoit aisément quelle en est la finalité… Et au Final de voir la direction de la Gauche changer progressivement de versant… Même le plus mauvais candidat de ces Primaires en 2011, 100% socialistes, lui, Manuel Valls, – hormis Jean-Michel Baylet du Parti des Radicaux de Gauche – obtient un plan de carrière au travers de ce qu’on pourrait déjà considérer comme une vulgaire illusion démocratique… Même Baylet y trouve aujourd’hui son lot compensatoire, rappelé à la sauvette pour occuper un poste gouvernemental. Cependant, faut-il lui rappeler, plus qu’à la sauvette, qu’une Primaire de toutes les Gauches est préférable et que ce serait tout à fait réalisable à condition que les deux versants, le majoritaire et le minoritaire, acceptent de s’affronter dans un duel à quatre… Le Président et le 1er Ministre de chaque versant pour montrer dans un premier temps – ça tombe bien on a déjà un Gouvernement provisoire issu d’un Consistoire représenté en collectifs « Front de Gauche » depuis plusieurs années – qu’il serait préférable, en démocratie, que ce soit le Chef du gouvernement qui nomme son Président et non l’inverse pour signifier, dans une deuxième étape, qu’en procédant ainsi nous pourrions éviter la catastrophe gouvernementale dans laquelle le Président Hollande nous a jeté en refusant toute négociation après sa victoire de 2012 avec le versant minoritaire. Puis, à qui veut bien l’entendre, à la volée, qu’ainsi fait, le système Présidentiel peut conduire n’importe quel prototype à l’Élysée, pour peu que son parti l’adoube, sans tenir compte des autres formations politiques. Ça devient rapidement une question d’ego ensuite… C’est justement ce que tentent de définir en ce moment les remparts du versant minoritaire en signalant à Mélenchon que pour l’instant, il n’y a que son parti qui l’accompagne, le Parti de Gauche dont il est le co-fondateur avec Martine Billard et que déjà le PCF donne de la voix pour solliciter des explications sur cette candidature « solitaire » que propose Jean-Luc Mélenchon, avec à la clé, ce n’est pas exclue, la possibilité qu’il se retrouve complètement isolé au 1er tour avec son PG, histoire de voir de combien de pourcentage ils se définissent, pour finalement s’orienter vers un regroupement des NPA, Lutte Ouvrière, PCF et pourquoi pas ensemble vers une candidature de l’écologie financière comprise dans le travaux de son équipe sur les paradis fiscaux car dans les modifications économiques envisagées, Eva Joly est la pièce maîtresse qui permettra de freiner le capitalisme en enclenchant par l’économie marxiste de profondes réorientations. Ces revendications marxistes que l’histoire politique et économique ne peuvent laisser dans l’ombre du volet économique qui fut abordé en mars 1946, les Conclusions du Tribunal de Nuremberg en octobre de la même année, montrent avec insistance le rôle primordial qu’allait connaître le marxisme pour lutter contre un bloc capitaliste qui à cette époque, avait bien compris le Comité de Sages et d’Experts qui avaient statué sur le déroulement des plaidoiries, séances tenantes ; que l’avenir du monde se jouerait sur ce volet économique entre le marxisme et le capitalisme. Considérant ensuite que l’ONU et l’OTAN n’en sont qu’approximations de ces Conclusions de Nuremberg – attention !… Pas Nuremberg 1935, Nuremberg 1946 -, nous aurions certainement compris plus rapidement que la levée du Rideau de Fer économique devait également imposer et induire obligatoirement l’amnistie de tous les prisonniers marxistes-politiques et économiques !… Donc, Manuel Valls totalement obstrué à cette idée d’être battu par des idées marxistes, n’a qu’à cadenasser cette possibilité et n’ouvrir la porte qu’à qui daignerait bien rejoindre ce flanc majoritaire, seul source d’aspiration carriériste et filtre protecteur de la reproduction des élites. Un bras de fer est désormais engagé qui ouvre aux remparts minoritaires de la Gauche française, la possibilité d’inverser le cours de cette domination, dès lors que les populations auront comprises qu’en ayant levé le Rideau de Fer économique cela n’entraîne pas forcément la levée politique du « mur idéologique »… Ou alors tantôt on lève un pan économique comme avec la Turquie mais on cadenasse le volet politique en contre-partie pour laisser les marxistes-prisonniers en prison ; tantôt on lève, soi disant, le volet politique comme en Russie mais le volet économique ne change pas ; pour s’apercevoir finalement qu’ils sont tous autant capitalistes les uns que les autres et qu’il n’y a pas de programmes politiques suffisamment solide et détaillé – hormis les analyses d’Eva Joly sur les paradis fiscaux et les menaces de mort qu’elle a pu avoir en retour – qui pour l’instant pourraient accéder au pouvoir tout en évitant de nous faire connaître un Tsipras 2 ou un PS 2, telles que les candidatures individuelles peuvent le permettre par leur définition… Faut-il signer un pacte de non-agression économique pour être candidat à des élections françaises ?… Faut-il accepter et supporter encore longtemps cette répression contre le marxisme qui s’abat chaque fois que leur argumentaire atteindrait l’autorité intellectuelle qu’il mérite, à partir du moment où il appartient également à une conception économique du progrès, sachant que la rentabilité est son pire opposant ?…

Alors la frontière dans la Gauche, Monsieur Valls, allez la chercher dans le volet économique des Conclusions du Tribunal de Nuremberg exprimées en Messages aux Peuples et Conseils aux Nations et cessez de faire croire au pays que la gauche minoritaire ne peut être qu’extrême ou d’une gauche de la gauche, un égarement ou de vagues errements car aux résultats de vos compétences, ça restera pour un marxiste toujours du grand blabla majoritaire qui reproduit les systèmes de domination et clivera toujours la démocratie aux mains des dictatures directionnelles.

Placide – Régionales:
le Front républicain de Valls agite les partis
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