Rideau de fer toujours pour Öcalan et mur de Berlin demain pour Erdogan ?

  « Dans son principe, Nuremberg représente quelque chose de positif.
C’est la première pierre d’une justice internationale, le premier effort pour fonder une jurisprudence à l’échelle de toutes les nations. […] ».

René REMOND, historien français.

   « Il n’aurait pas fallu que ce fût un tribunal des vainqueurs.
À titre d’exemple : le juge soviétique a fat écarter le débat sur Katyn. […]
Mais le principe du procès était bon, y compris la définition de crimes contre l’humanité […].
Parallèlement, le procès des chefs militaires japonais s’est fait uniquement sur les crimes de guerre ».

Alfred GROSSER, historien français.

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Ça fait 1/2 siècle que la Démocratie vacille sur le mur de Berlin et le Rideau de Fer, passant par la Turquie jusqu’à l’accrocher au cou d’Öcalan alors qu’il devrait pendre aux oreilles d’Erdogan. Une démocratie qui se joue d’un certain vide pour pratiquer un lynchage qui devrait pouvoir être interdit par la partie des Conclusions du Tribunal de Nuremberg d’octobre 1946, concernant la question économique, déjà abordée en mars de la même année, sans doute et toujours pas résolue, puisque c’est à ce moment que le rideau de fer se jette entre le monde communiste de l’État soviétique et les Alliées capitalistes américains, Anglais, Français. Ne croyez pas cela fortuit mais la Turquie y a sa place, bien que personne de cette nationalité n’y fut pendu. Cependant, bien plus que pour des raisons économiques, mais surtout pour des raisons de propagande et de manipulations médiatiques, de contrôle et de sélection des populations, la Turquie entretenait une habile collaboration avec le Reich allemand pendant la guerre… Il y puisait une partie de son inspiration, tout comme Erdogan se permet de le faire. Allez voir à Nuremberg en 1935, la réunion de travail qui s’y déroulait pour émettre le sinistre constat de ce qui s’y passait, avant d’aller apprécier, encore aujourd’hui, combien il pèse sur la Turquie aux Kurdes d’y envoyer Erdogan pour discussion et possibilité d’Accords de non-agression, si il ne vous répond pas qu’il préfère y faire deux meetings au lieu de se faire pendre. Pendant ce temps là, ce Rideau de Fer est toujours sur les bras d’Öcalan et dans la tête d’Erdogan, non pas parce qu’il en serait la cause de son irruption sous obédiences marxistes léninistes – d’ailleurs il n’était pas né – et puis de toutes façons, cela ne justifie pas plus qu’aujourd’hui encore, d’horribles massacres aient lieu en Turquie. Un marxiste restant en prison, alors que le mur est tombé depuis longtemps, ce n’est pas cohérent avec les Conclusions du Tribunal de Nuremberg. Ce n’est pas parce qu’il est d’obédience marxiste qu’aujourd’hui, il doit croupir lâchement en prison, transformé en vain terroriste, un peu rapidement, pour des motifs venus d’un ancien temps. Tribunal qui spécifiait bien la possible réouverture dans l’avenir, en cas de génocide trop répété ou de conflits géopolitiques prolongés, de la Table de ses Conclusions (octobre 1946). La perte du sens de la graduation… Trois femmes marxistes assassinées à Paris en 2013…

Un demi-siècle qu’ils déplacent ce « mur de Berlin » / Rideau de fer un peu partout, poursuivant guerres et génocides, jusqu’à aujourd’hui, sur la Turquie de Syrie, de l’Irak ou de l’Iran ?… Si ce ne sont pas des kg bombes qu’ils se prennent dans une partie du Kurdistan ; dans une autre, ils finissent pendus ou en prison. L’Arabie Saoudite, y allant de sa participation, ce qui est un surplus en irrésolues problématiques, s’exprime ici comme l’exemple parfait d’ingérence territoriale non appelée ou sous forme de simple proposition – mais relevant quand même de l’arbitraire -, menaçant de guerre mondiale participative, rejetant forcément en même temps, tout respect du Droit international.

À conclure ne pourrait pas, au nom de la chute du Mur de Berlin et d’un Rideau de Fer qui nous ramènera toujours aux mêmes questions économiques comme ces mêmes volets furent abordés au cours des séances du Tribunal de Nuremberg qui se déroulèrent de novembre 1945 à octobre 1946 ;  demander la libération de tous les prisonniers marxistes, en Turquie, avant de les étiqueter terroristes du PKK jusqu’en Chine (marxiste-communiste) si Poutine y consentait en passant par les Conclusions du Tribunal de Nuremberg et les Accords de Genève concernant les Droits des prisonniers politiques puisque cette question concerne un point marxiste de l’histoire, levé depuis longtemps normalement, tandis que les prisonniers restent dans leurs geôles… Alors les pays comme la Turquie et la Chine ne devraient pas avoir de raison suffisamment valable pour les maintenir en détention puisque les murs de Berlin abattus et le Rideau de fer censé être levé, la question du marxiste – prisonnier comme l’est Öcalan aurait dû être résolue depuis longtemps.

Pourquoi parle-t-on d’ « escalade » entre la Turquie et la Syrie ?…
Si Mr Recep Tayyip ‪‎Erdogan‬ était au courant des Conclusions du Tribunal de Nuremberg promulguées en Règles et Recommandations aux Messages aux Peuples et Conseils aux Nations, depuis la levée du Rideau de Fer, il aurait depuis longtemps compris que la chute du Mur de Berlin devait conduire à la libération des marxistes-prisonniers… Si Erdogan veut entrer dans l’Europe, il doit tenir compte de la fin du rideau de fer sur l’Europe… il ne s’agit pas seulement de lever ce rideau de fer sur l’économie, il faut également le supprimer politiquement et libérer Öcalan‬ !

Erdogan se livre à une guerre sans fin (ethnocide culturel) bien plus que stratégique… Lorsque la folie meurtrière qui l’anime aura fait autant de victimes que la Shoah n’en a causée à son époque, peut-être que les instances internationales (ONU) des Droits des Peuples à s’auto-déterminer eux-mêmes politiquement et économiquement accepteront ce retour en arrière pour restituer dans leur raisonnement exterminateur la part extorquée au marxisme qui est restée coincée dans le volet économique de la Table des Conclusions du Tribunal de Nuremberg et s’apercevoir ensuite que depuis la levée du Rideau de Fer, logiquement, plus aucun prisonnier marxiste ne devrait rester emprisonné… Hélas, on lève le volet politique mais pas l’économique ou l’inverse mais jamais les deux en même temps…

À partir de combien de civils massacrés les instances internationales des Droits Humains, des Règles et des Recommandations exprimées en Messages aux Peuples et Conseils aux Nations considèrent-elles une situation comme passant d’une simple guerre à un génocide de type ethnocide culturel ?… parce que là , on ne sait plus très bien… le temps passe et les morts s’accumulent chez les civils Kurdes… Que faut-il faire pour arrêter le feu ?… La différence entre les États-nations classiques et le Kurdistan, c’est que le Kurdistan est un peuple sans État et il a quatre frontières… Cela ne signifie pas qu’il doive s’en retrouver 4 fois plus persécuté, massacré, oublié… Les États-nations classiques n’ont que deux frontières, la leur et celle qu’ils partagent avec un autre pays, ce qui réduit d’autant plus leur capacité à résoudre les conflits… Depuis le temps que les Kurdes servent ainsi la Turquie dans l’abomination la plus totale, une mort supplémentaire serait intolérable et insoutenable, voire condamnable au même titre que furent tissées des cordes à Nuremberg en octobre 1946 au sortir des Conclusions du Tribunal « militaire » (!)… Le Kurdistan a quatre frontières !… C’est quatre fois plus urgent d’y arrêter le feu… Comme les quatre points cardinaux, il est la boussole de la Paix aux Proche et Moyen Orients…

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