La fonction présidentielle est bien moins importante que celle de Chef du Gouvernement.

Si Jean-Luc Mélenchon vient de déposer une candidature pour les Présidentielles 2017, c’est qu’il a sûrement dû s’apercevoir que le poste de Chef de Gouvernement est bien plus important que cette présidence de la République qui, aujourd’hui, n’est plus là pour défendre notre « État- nation » mais pour rayonner dans le monde… L’Élysée n’est plus qu’une sorte de Quai d’Orsay étendu à l’international… Pourquoi, en plus, élire un président sans qu’aucunes garanties sur son gouvernement ne peuvent être obtenues ? Ce n’est plus le Président qui doit nommer le Chef du Gouvernement mais l’inverse… Une fois qu’un 1er ministre a formé son Gouvernement en accord avec les uns et les autres, alors seulement ensuite, il peut nommer le Chef de l’État en retour. C’est important pour la suite qui devrait amener à une meilleure clarté des programmes, un meilleur développement des argumentaires… Donc Jean-Luc Mélenchon arrive en position de force puisqu’il occupe à la fois un peu le poste de Chef de l’État et celui – de toutes façons qui lui est imparti – de Chef du Gouvernement… Tout cela se met au travail en attendant que les Socialistes aient trouvé que leur candidat Primaire ait été tiré au sort, à la précision près, que chez eux, aucun n’a la capacité de Jean-Luc Mélenchon d’occuper à la fois le poste de Chef de l’État et de 1er Ministre en même temps… L’occasion aussi de montrer à nos institutions qu’il vaut mieux et qu’il serait bien plus logique de d’abord former, nommer, constituer, auto-proclamer le Gouvernement d’un Consistoire au lieu de se chercher des Présidents fantaisies au travers de primaires qui s’annoncent comme celles de 2011, croyant concerner toutes les gauches et n’étant au final qu’une représentation du flanc majoritaire destinées à jauger le maximum de candidats susceptibles ensuite d’occuper des postes gouvernementaux. Le temps maintenant, d’après l’héritage de la Révolution française appliqué à l’idée de Révolution citoyenne, d’effectuer l’inverse dans ces Républiques qui vieillissent trop vite ou se chargent de trop de lenteur, d’incapacité à aborder les questions en dehors des rivalités partisanes. Que ce soit le Chef du Gouvernement qui nomme le Président de la République relève du bon sens pour limiter au mieux les inattendus, la convoitise !

Pour y parvenir, encore faudra-t-il retrouver l’organigramme politique du Consistoire du Front de Gauche qui aujourd’hui devrait avancer derrière son Chef du Gouvernement transitoire, Mélenchon, auto-proclamé dans une candidature de 1er tour au lieu de se projeter déjà au hasard d’une candidature qui ressemble plus à une candidature de second tour… Cela signifie-t-il la perte de la collégialité démocratique annoncée ?… Le Gouvernement transitoire doit être clairement énoncé car si c’est pour mettre que des PG, ça ne fera pas beaucoup de bulletins dans les urnes, même si quelques socialistes se décident, un peu tard, à rejoindre Jean-Luc Mélenchon, même si ils ne savent pas trop ce qui s’y passe… Gouvernement transitoire multipartite qui pourra ainsi réellement enclencher sa « révolution citoyenne » en accord avec les principes de la Révolution Française ; d’autre part il semblerait bien plus logique, à un système démocratique, de demander que ce soit le Chef du Gouvernement qui nomme le chef de l’État et non l’inverse… on avancerait un petit moins dans le vague, le flou, le hasard des arrangements entre amis, du choix faussé des influences, la personnalisation des dictatures directionnelles…

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