Öcalan peut-il rester incarcéré ?

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« poser la question à la conscience des Nations »

Général De Gaulle Conférence de presse 04/02/1965.. Un Grand Moment

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Après la mobilisation collective du parc ‪‎Gezi‬ à Istanbul, moment crucial où Erdogan se radicalise et nationalise son discours face aux revendications politiques démocratiques émises par les collectifs sur place (Taksim) ; à ce moment précis, il fait alors promulguer par l’‪‎AKP‬ une nouvelle loi sur les manifestations qui pouvait lui permettre d’ouvrir des enquêtes et des arrestations sous prétexte de prévenir le crime mais en fait c’est d’une simple manipulation étatique dont il s’agit, destinée à réprimer la démocratie du versant minoritaire politique émergeant du ‪‎HDP‬ et des multiples autres petites formations politiques appartenant également au versant minoritaire de la ‪‎Démocratie‬ turque. Comme si « manifester » ou distribuer un tract pouvait constituer un crime (?). En réalité, il s’agissait de transférer l’autorité judiciaire vers un pouvoir administratif avec, au passage, la violation directe de la Constitution et du principe d’équilibre des pouvoirs en trame de fond, ouvrant directement sur la possibilité pour ‪‎Erdogan‬ de transformer ainsi chacune de ses opérations policières, quasiment, en véritables actes de guerre… Toutes critiques valant procès, pensant se rapprocher du pouvoir absolu, Erdogan s’en éloigne, tout comme il s’éloigne en même temps de toute possibilité de faire fonctionner la démocratie !

Universitaires qui joueraient les autoritaires, gens de loi qui ne connaissaient que celle du capitalisme, représentants du Droit international et Écrivains aux volontés démocratiques, estimons totalement illégitime que le PKK puisse rester accroché au rayon terroriste étant donné que cette structure de défense des populations agressées, issue de la diversité des minorités kurdes, mériterait amplement une petite place aux côtés des alliées, aux tables de Paix, en ami du Général de Gaulle, Partisans de la Démocratie, au lieu d’être rejetée systématiquement derrière les barreaux du QHS d’un régime autoritaire et méprisant comme peut l’être celui d’Erdogan (et avant) sur la considération de la Civilisation kurde à travers l’histoire de la Turquie !… Tout au plus peut-il être considéré légitimement comme un « comité civil de défense » qui se protégeait d’une junte militaire mais certainement pas comme un groupe terroriste. Pour cela, les Juges devraient commencer par différencier les agresseurs des agressés dans un premier temps, puis s’apercevoir progressivement que son fonctionnement interne est le plus en adéquation avec les Conseils aux Nations promulgués par la clôture des Conclusions du Tribunal de Nuremberg dans l’objectif des démocraties protégées des excès de nationalisme (ultra-nationalisme et extrêmes-droites). « Tribunal de Nuremberg » qui n’excluait pas un jour la possibilité de réouvrir une session de plaidoiries, selon le degré de barbarie que risqueraient de pouvoir prendre éventuellement certaines nations… Rêver alors de voir cette réouverture conduire tout droit au bout d’une corde l’intégralité de la CIA américaine, du Mossad israélien et du MIT turc qui ordonnèrent de concert l’arrestation d’Öcalan, acceptant maladroitement l’injustifiée accusation de « trahison militaire », espérant sans doute ainsi rompre sa popularité et faire disparaître l’ensemble de son projet démocratique, derrière les barreaux des prisons des dictatures.

Les Kurdes ont commencé à se faire passer par les armes dans les années 1920 et ce n’est seulement qu’en 1978 qu’enfin, le Parti des Travailleurs du Kurdistan ne fait pas que prendre les armes sur un plan militaire pour organiser une défense efficace contre les agressions encourues mais décide, en même temps, du point de vue démocratique, simultanément, d’unifier tous les représentants des différentes Communautés du Kurdistan en une grande Assemblée démocratique et participative dans le but de réifier l’ensemble social des diversités de la Culture kurde et donner un ordre politique et juridique, non plus seulement armé, aux revendications de leur droit concernant l’expression de leur culture. Pour mieux protéger et s’occuper de son peuple, Abdullah Öcalan prit le maquis en Résistant aux politiques de persécution et de soumission, de cloisonnement et de nivellement et, parfois aussi, d’extermination du peuple kurde… Comme de Gaulle, son message court le long des montagnes, d’Ankara à Istanbul, la mémoire vive survie mais la politique de censure sur les médias turcs actuellement, laisse guère de possibilité pour que s’y développe « radio Londres »… L’emprisonnement à vie est une aberration pour le défenseur de la Démocratie tel que la revendique le Général Öcalan. Un non sens, une catastrophe aux yeux des sages qui ont statué sur l’élaboration et le déroulement du Tribunal de Nuremberg, bien trop lourde à supporter pour la Justice qui ne peut refuser de reconnaître qu’à travers l’écriture libre et nourricière de son isolement, il reste en parfaite adéquation avec les Conseils aux Nations du comité des sages qui concluaient les séances de Nuremberg… Lui, Öcalan a toujours respecté cette base des Conclusions du Tribunal de Nuremberg qui nous fait tant défaut aujourd’hui face aux vagues déferlantes des nationalismes et des extrêmes-droites en Europe qui s’épuiseront d’elles-mêmes. Insupportable encore est la prolongation de cette peine d’un prisonnier politique qui n’a jamais attaqué sur une terre qui n’était pas Kurde. Il a toujours défendu… Il n’est pas allé envahir la Mandchourie comme un gang jihadiste de daesh qui envahirait la Syrie et l’Irak. Öcalan n’a jamais déclenché d’invasion et il n’a fait que défendre la culture kurde en réponse aux multiplications des agressions, par les armes si des groupes armés ou des États-nation venaient l’attaquer sur son territoire… Par conséquent, je ne vois pas où il peut-être question de terrorisme au PKK, en règle générale, ni devant la justice d’un tribunal militaire, puisque de question militaire il est, hier et demain encore, au sujet d’Öcalan, le politologue d’Ankara, acculé à encaisser un amas de fausses accusations uniquement destinées à faire taire et cadenasser les aspirations démocratiques de la Civilisation kurde que nous devrons toujours défendre, encourager et protéger… Pour qu’elle puisse participer aux élections, s’exprimer sans être systématiquement menacée d’arrestations arbitraires ou de morts lorsque le tir à vue devient pratique courante sur les quartiers kurdes…

La récurrence des arrestations arbitraires, les mises à mort localisées et ponctuelles de ces dernières semaines finiront bien par constituer un jour, un chef d’accusation suffisamment réel et concret qui comportera de manière clairement énoncée, exprimée l’atteinte mémorielle à l’existence des droits élémentaires concernant les populations kurdes de Turquie, suite aux multiplications des ruptures de cessez-le-feu qui portent atteinte et violent la mémoire collective du peuple kurde dans ses volontés pacifistes et révolutionnaires de l’idée démocratique, de son fonctionnement qui matérialise sa réalisation.

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La Turquie épinglée pour le «traitement inhumain» infligé à Öcalan :

http://www.lapresse.ca/international/europe/201403/18/01-4748913-la-turquie-epinglee-pour-le-traitement-inhumain-inflige-a-ocalan.php

Imrali

RojavaKobanê

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