La règle démocratique contre la loi des cadres… « le Cinquantième Démocratique » !

La Politique de la Gauche a toujours avancé par le Bloc de toutes les Gauches autour d’une ligne évoluant, s’évaluant, se mesurant, progressant… Tantôt « majoritaire », tantôt « minoritaire », autour de laquelle se regroupent tous les partis de la gauche répartis selon les origines historiques des différentes formations politiques existantes actuellement (PS-PSE, PCF, NPA, LO, EELV… Réfugiés radicaux, radicaux capitalistes ou Radicaux régulés ?) appelés à se regrouper selon leur choix de soutien, soit au modèle majoritaire ou à la version minoritaire… Un demi siècle nous traverse…

Pour que l’ensemble de toutes les gauches fonctionne (le Bloc des Gauches), aucun parti regroupé selon sa position occupée sur une de ces deux lignes (Majoritaire ou Minoritaire) ne peut s’approprier, une fois élu, à la fois la direction de la motion majoritaire et celle de la fonction minoritaire. C’est pourtant ce que semblerait tenter d’établir le PS dans ses 4 motions… Pas pour dire qu’il y en aurait 3 de trop mais dans le but stratégique d’étouffer les forces et les voix de ce qui devrait constituer une motion « minoritaire » active, dans l’espoir de la rendre, un temps soit peu, bien plus passive qu’elle ne devrait l’être, alors qu’elle devrait correspondre à la représentativité des autres partis de toutes les gauches qui échappent à la motion majoritaire !

Si la vie des autres partis de gauches, regroupés derrière cette fonction minoritaire, doit être édictée et contrôlée par le parti représentatif de la ligne « majoritaire », nous nous retrouverons devant l’accaparement d’un parti « unique » qui mets les deux fonction sans sa poche, ce qui ne peut que constituer un déni de démocratie évident et flagrant… Ainsi bloquée, la Démocratie ne peut plus fonctionner directement ou autrement qu’en passant par la poche socialiste. Nous sombrons donc dans la médiocratie, le manque de niveau dans les oppositions et un avenir incertain pour ce qui concerne la liberté du droit de vote que nos despotes aimeraient rendre obligatoire, certainement pour leur faciliter le travail ou pour qu’ils en aient moins à faire. Rien que par cette forme de main mise personnelle sur la fonction minoritaire, dont pourtant, le parti majoritaire ne devrait même plus à avoir à s’occuper ; chaque électeur venant d’un des partis appartenant au bloc des Gauches, quelque soit son choix envers les fonctions majoritaires ou minoritaires, glisse son bulletin dans l’urne avec l’unique espoir que l’ensemble des résultats ne parvienne qu’à diviser par deux l’ensemble, alors que sur l’organigramme du cinquantième, chaque électeur, votant au moins pour une des formations politiques appartenant au bloc de toutes les Gauches, s’assure de multiplier son suffrage par deux en valeur absolue.

Les langues les plus extrêmes et mauvaises parleraient presque d’un totalitarisme directionnel, d’un coup d’État dans l’État, d’une Royauté socialiste… Non !… Attention, la majorité qui gouverne n’est pas tributaire de la manière dont est clairement définie la fonction Présidentielle, issue de la fonction majoritaire !… C’est autre chose et ceci n’entre plus dans l’interactivité du reste de la fonction minoritaire tenue entre ses mains par une motion alpha préemballée par une aile flottante… Si le Parti Socialiste présente 4 motions, c’est qu’à l’issue de ses discussions qui établissent la ligne majoritaire (Libérale-sociale et Démocrate actuellement), ils espèrent en garder 3 pour se constituer une barrière minoritaire, illusoire, alors que la motion de ce parti PS,  « majoritaire », devrait se transposer sur les conventions de l’Élysée et de Matignon appelées à être respectées ; et non pas camper sur son ambivalence devant le reste des motions minoritaires qui du coup, ne peuvent plus exister démocratiquement sur la table démocratique du bloc de toutes les Gauches sous sa fonction minoritaire Altermondialiste, Anticapitaliste et Anarchiste basée sur son Cinquantième Démocratique…

C’est sur cette problématique, tiraillée entre la position de la fonction majoritaire et le reste minoritaire que l’Université d’été des Socialistes sortira enrichie ou appauvrie, selon qu’elle choisisse de s’occuper de tout, de parler au non du Bloc de toutes les Gauches ou qu’elle redonne la fonction minoritaire aux partis concernés, issus des partis minoritaires pour que puisse re-fonctionner l’ensemble réparti entre deux bases fonctionnant sur le cinquantième qui donne à la motion du Parti Socialiste une majorité allant jusqu’à 70% de sa fraction majoritaire… laissant au moins, en retour, à la base minoritaire, une existence au tiers.

Conclusion : accepteront-ils de revenir au respect du « cinquantième démocratique » réparti et regroupé autour des motions majoritaires et minoritaires ouvertes ou sombreront-ils dans le complexe de l’anarchie fasciste droitière qui leur est proposé, à l’unique condition qu’ils gardent l’autre cinquantième dans leur poche ?

Blesses mon coeur d’une « droite vocale » monotone !

(‪‎CNR‬ / ‪‎Résistance‬‪ / ‎JeanCavaillès‬ / ‪‎Strasbourg / JulienFreund‬ )

http://www.theatrum-belli.com/archive/2012/06/08/un-grand-penseur-du-politique-julien-freund.html

« Les vrais penseurs, observe Pierre-André Taguieff, apparaissent le plus souvent comme des mal-pensants ». Frappé d’ostracisme après Mai 1968 par la frange la plus conformiste de l’intelligentsia de gauche, Julien Freund décide à cette époque de prendre une retraite anticipée. Lorrain jusqu’au bout des ongles, il refusa un poste aux Etats-Unis, puis la chaire de Raymond Aron, qu’on lui avait proposée, pour se retirer en Alsace, à Villé, et y travailler à son aise loin des coteries parisiennes. « Kant vivait à Königsberg et non à Berlin », répliquait-il à ceux qui s’étonnaient de ce « provincialisme ». En 1979, il sera quand même nommé président de l’Association internationale de philosophie politique.

Il multiplie alors les publications et les conférences, continuant à dénoncer la « politique idéale et utopique » et exerçant une grande influence sur ses anciens  élèves, dont la philosophe Chantal Delsol, directrice de la collection où a été publié l’essai de Taguieff, et le sociologue Michel Maffesoli, qui fut en 1978 son assistant à l’Institut de polémologie.

En 1980, dans La fin de la Renaissance, il observe qu’« une civilisation décadente n’a plus d’autre projet que celui de se conserver ». En 1984, dans un grand essai sur la décadence, il étudie l’histoire de cette notion, de Thucydide à Spengler et Valéry, mais aussi la façon dont celle-ci s’impose aujourd’hui à l’esprit. A la même époque,  il déclare : « La société actuelle est devenue tellement molle qu’elle n’est même plus capable de faire la politique du pire. Tout ce qu’elle me paraît encore de taille à faire, c’est de se laisser porter par le courant ».Face à cette issue tragique, il ne voit dans l’espérance qu’une vertu théologale. Il meurt le 10 septembre 1993, laissant inachevé un ouvrage sur le droit. Dans les années suivantes, il n’y aura guère que certains politologues espagnols (Jerónimo Molina, Juan Carlos Valderrama), italiens (Alessandro Campi, Simone Paliaga) et argentins (Juan Carlos Corbetta) pour s’intéresser à lui. C’est de cet injuste oubli que s’attacheront à le faire sortir Sébastien de La Touanne, en 2004, et Pierre-André Taguieff, tout récemment. (…)

http://www.theatrum-belli.com/archive/2012/06/08/un-grand-penseur-du-politique-julien-freund.html

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