République française… République de Turquie… vous n’en voyez pas le rapprochement ? ⟲⤿⟲

Que deviennent nos valeurs et notre conception des notions de citoyenneté, de respect des Institutions quand le sens de la démocratie et de la République sont régulièrement mis en danger ?… lorsque des accords syndicaux ou internationaux sont sans cesse remis en question en vue d’être modifiés pour n’en ressortir qu’un peu plus avariés et ternis ?…

Si Öcalan devient de plus en plus précis quant à la notion de développement collectif d’un projet de société politique démocratique et pluraliste, universaliste et pacifiste, c’est qu’il ne compte pas reculer devant sa demande de respect du cessez-le-feu (mars 2013), devenue aujourd’hui la pièce principale de l’avenir des Kurdes de Turquie désormais bloqué et mis en péril par la situation de cette guerre contre le daesh, devenue le moindre des soucis d’Erdogan, plutôt enclin, hier et demain, à ouvrir du côté de sa frontière des boulevards au gang jihadiste dont les membres, plusieurs fois filmés dans des transports en commun en Turquie, font désormais le tour de la terre… Si l’Occident semble obtus à comprendre le double langage du Président turc Erdogan, avancé comme une relation fraternelle par excellence derrière un pantomime familial (« cousins Kurdes »), c’est qu’il n’a pas pris conscience du nombre d’arrestations et de mises à mort qui suivirent les manifestations en Turquie (et en Syrie aussi, notamment à Kobanê ?) où les Kurdes ne firent que demander qu’Erdogan exprime clairement sa position et acte concrètement sa prétendue participation à la guerre contre le daesh en osant les attaquer militairement au lieu de profiter d’une situation suffisamment grotesque où il deviendrait leur épouvantail pour régler définitivement ses comptes avec le PKK et en somme aussi, l’ensemble des Kurdes, qui semblait pourtant emprisonné de fait, avec le dossier Öcalan, à Imrali. C’est ce qu’il serait normalement convenu d’appeler communément « respect des engagements. » Mais chez-nous aussi, notamment au sujet d’accords syndicaux, on connaît aussi ça : l’incompréhensible paradoxe qui nous tient à vouloir toujours signer des accords pour mieux les bafouer ensuite, les retoucher, les modifier, en affaiblir la partie « revendications » pour finalement, au bout du raisonnement, faire de leurs quémandeurs et représentants des luttes, de vulgaires agitateurs irraisonnés, tous justes bons à être entendus mais pas écoutés, assassinés ou gardés à vue, voire peut-être même emprisonnés maintenant que le droit de grève est en suspension volatile autour de la cervelle du fascisme économique et sociale, même si politiquement, ils ne font toujours que prétendre qu’il ne fait que sommeiller… sauf sur l’île d’Imrali d’Öcalan où là, ça fait déjà 15 ans qu’il est passé (!)

Pourquoi signer des accords alors veut nous dire Öcalan sachant qu’il y a 99,99% de chances qu’ils ne soient pas respectés ?… Parce que la faible marge, ce 0,01% de chances qui restaient aux Kurdes de Turquie, débouche aujourd’hui sur une représentativité politique dans les élections locales, régionales et maintenant également nationales… Cette reconnaissance politique peut aussi être à double tranchant dans sa relation administrative avec Erdogan pour peut qu’on n’ait à craindre que lui soit demandé en retour le sacrifice du PKK et l’oubli d’Öcalan… Cette hypothèse étant bien improbable puisque maintenant l’existence politique étant reconnue aux Kurdes, adjoints à d’autres forces démocratiques, implique en retour une protection juridique de cette représentation d’élus politiques qui devrait s’étendre à l’ensemble des citoyens Kurdes, ce qui malheureusement et de manière toujours aussi incompréhensible n’est pas toujours le cas… À preuve du contraire, ces mêmes élus agressés violemment sur la voie publique alors qu’ils étaient venus marquer leur soutien aux demandes d’aides pour les combattants de Kobanê…

En conséquence de quoi, ces accords de cessez-le-feu signés avant le daesh ne devraient non pas seulement rester l’apanage d’un président autoritaire islamiste contre un peuple réparti sur quatre frontières mais s’inscrire d’urgence, dorénavant, pendant et surtout après ce daesh, à la table de la loi onusienne avec force de s’y contraindre !

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