Quand Erdogan se trompe de « frontière »… ⟲⤿⟲

Aujourd’hui se votent ou se disputent les interventions françaises au Kurdistan (pas en Irak) à l’Assemblée nationale… Depuis le temps que ça a commencé là-bas, c’est p’t’être pas la peine de voter aujourd’hui si ce n’est pour accélérer encore plus rapidement l’aide logistique destinée au Kurdistan… Attention ! il ne s’agit pas de l’Irak quoi qu’en disent des âmes mal intentionnées ou aux volontés de manipulations nationalistes diverses, ni de la Syrie et encore moins de la Turquie quoi qu’Erdogan ait pu profiter de la confusion entre les attaques jihadistes et l’exode des Kurdes de la Syrie pour promener ses tanks jusqu’à Kobanê et tirer sur les Kurdes aux côtés de ces mêmes jihadistes… Il s’agit bel et bien du Kurdistan !

Malheureusement, des chars turcs ont été vu à Kobanê, troisième ville kurde la plus importante de Syrie qui lutte contre les jihadistes… Alors si quelqu’un, quelqu’une,Obama et l’OTAN, l’ONU, l’Union européenne ou une oeuvre humanitaire pouvait demander à Erdogan de respecter la frontière sous peine de voir pleins de petits drapeaux à l’effigie d’Öcalan refleurir les fenêtres et les balcons de la Turquie…

Barack Obama pourrait au passage profiter de l’occasion avec François Hollande pour demander à Erdogan de s’excuser auprès du Kurdistan en libérant leur prisonnier politique (les autres aussi) Abdullah Öcalan parce qu’il n’a pas respecté la « frontière » Kurde… Pas celle de l’Irak… Ho que non !… Depuis la mi-août Erdogan doit s’imaginer que lorsqu’il entend parler du Kurdistan, il s’agit encore de la Turquie ! Alors il profite de la situation pour s’infiltrer en Syrie grâce à cette zone tampon de paix qu’il voudrait détruire, s’imaginant en même temps être aussi en Turquie puisque cette région correspond au Kurdistan. Avec Erdogan, on a peur depuis cet été que sa frontière avec la Turquie pourrait aller jusqu’à Bagdad… Mais les chars et l’armée d’Erdogan de la Turquie n’ont rien à faire de l’autre côté de la frontière turque… au Kurdistan… Avec ce qui s’est passé à Kobanê, la Turquie a une fois de plus prouvée qu’elle n’était ni prête à respecter le cessez-le-feu avec le Kurdistan et encore moins disposée à l’accepter… La question restant de savoir si l’OTAN, l’ONU et l’Ue sont prêtes à se plier à cette liberté qu’impose l’histoire ?… À reconnaître une existence diplomatique et non nationale, non républicaine et non monarchique puisque le Kurdistan n’a jamais été cela ou est tout cela à la fois… À contribuer à la libération d’Öcalan pour en finir avec les faux-secrets et les idées toutes-faites qui ne sont favorables qu’au régime d’Ankara…

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Abdullah Öcalan
(extrait de « Guerre et paix au Kurdistan, 2008, Perspectives pour une résolution politique de la question kurde » dans la partie concernant « Le colonialisme européen et le problème kurde », page 14)

« Guidés par des ambitions de suprématie stratégique et une avidité sans limite, la politique d’intervention européenne au Moyen-Orient devint de plus en plus colonialiste au début du vingtième siècle. Son premier objectif fut de soumettre et de contrôler le Moyen-Orient. Ceci ajouta une nouvelle forme de colonisation à l’histoire des kurdes qui en avaient déjà l’expérience de longue date. L’on peut remonter au temps des sumériens pour retracer les origines de ce problème que le capitalisme occidental modifia de manière inimaginable. Pour les #‎Kurdes cela signifiait qu’ils étaient encore une fois confrontés à des acteurs #‎colonialistes et que la résolution du problème#‎kurde allait devenir encore plus difficile. »

PerspectivesPourUneRésolutionPolitiqueAuKurdistan

« Il y a un danger d’élargissement du conflit à toute la région, similaire à la situation du conflit israélo-palestinien. Une montée du nationalisme kurde pourrait même radicaliser plus encore les nationalistes perses, arabes et turcs, rendant plus difficile la résolution du conflit.

Cette perspective doit être contrebalancée par une solution n’ayant pas d’aspirations nationalistes et reconnaissant les frontières existantes. »

extrait de « Guerre et paix au Kurdistan, #‎Perspectives pour une résolution politique de la question kurde » dans la partie concernant : « Situation actuelle et solutions possibles », page 38…

http://www.freedom-for-ocalan.com/francais/Ocalan-Guerre-et-paix-au-Kurdistan.pdf

Si Abdullah Öcalan, le leader politique emprisonné sur l’île turque d’Imrali oeuvrant pour la défense, la protection et la reconnaissance des différentes Communautés Kurdes associées à un processus d’Unification et de Réification, écrivait cela, c’est qu’il redoutait par-dessus tout qu’un jour le pays du Kurdistan puisse être déchiré entre différentes nations qui lui imposeraient des frontières incompréhensibles… Si un pays y est parvenu, même si ce fut long a accepter, c’est bien l’Irak qui a réussi à alléger la notion de frontière à une simple barrière administrative doublée d’une reconnaissance et d’une participation politique du Kurdistan à Bagdad… En ce qui concerne la Syrie et la Turquie ça ne semble pourtant pas encore couler de source alors que tout principe de neutralité axiologique d’une diplomatie appliquée, logique et censée, devrait obliger Damas et Ankara à reculer leurs frontières aux limites administratives des populations kurdes !… Le reprise d’hostilités conséquente à la présence de jihadistes sont effectivement concentrées sur des territoires peuplés par des Kurdes et ne sont pas nombreuses les nations qui se bousculent au portillon pour y apporter leur aide ou se retrouve bloquée par des règles internationales vraiment pas adaptées à la situation, soumises à l’acceptation de Damas… Ce n’est pas la Syrie mais le Kurdistan… Ce n’est pas la Turquie mais le Kurdistan… Hors, si les jihadistes de ces régions ne disparaissent pas au plus vite, cette maigre existence « administrative » qui donnait une reconnaissance au Kurdistan du Nord de l’Irak risque d’être menacée, voire même pire, peut-être se transformer de frontière administrative en frontière nationaliste et militaire ! La possibilité de voir la Turquie envahir le Kurdistan irakien moindre… Et c’est parce qu’Abdullah Öcalan n’a jamais rompu de cessez-le-feu que c’est un homme de confiance, de paix et de respect d’autant plus qu’il n’a jamais porté atteinte aux intérêts européens ou américains, il n’a fait que défendre l’existence territoriale kurde pour qui l’enfermement n’est pas une solution.

KurdistanFrontièresPropositions

http://www.freeocalan.org/?p=178&lang=fr

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