KURDISTAN : « Terres d’Öcalan… »

Le Kurdistan‬ n’appartient pas à l’ONU‬ ni à l’OTAN‬, encore moins à l’Union européenne… La lenteur d’exécution de leur aide précieuse par la‪ France‬ et l’Allemagne‬ pour le Kurdistan d’Irak et les États-Unis‬ pour le Kurdistan qui est en Syrie‬ se heurte à la lourdeur du droit international et aux hésitations qu’il y aurait à intervenir aux frontières turques et syriennes. Hors il ne s’agit pas de questions et de problèmes liés à la Turquie‬ ou à la Syrie mais aux Kurdistans… Il ne peut s’agir, là-bas, de Turquie ou de Syrie puisque ce n’est ni de la Turquie ni de la Syrie mais du Kurdistan dont il est question dans l’exode des kurdes de la Syrie vers la Turquie, la pire situation qui pouvait leur arriver…

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Abdullah Öcalan‬ :
extrait de « Guerre et paix au Kurdistan, 2008, Perspectives pour une résolution politique de la question kurde » dans la partie concernant « Le colonialisme européen et le problème kurde », page 14…

➤ « Guidés par des ambitions de suprématie stratégique et une avidité sans limite, la politique d’intervention européenne au Moyen-Orient devint de plus en plus colonialiste au début du vingtième siècle. Son premier objectif fut de soumettre et de contrôler le Moyen-Orient. Ceci ajouta une nouvelle forme de colonisation à l’histoire des kurdes qui en avaient déjà l’expérience de longue date. L’on peut remonter au temps des sumériens pour retracer les origines de ce problème que le capitalisme occidental modifia de manière inimaginable. Pour les Kurdes‬ cela signifiait qu’ils étaient encore une fois confrontés à des acteurs colonialistes‬ et que la résolution du problème kurde allait devenir encore plus difficile. »
‪#‎PerspectivesPourUneRésolutionPolitiqueAuKurdistan‬

➤ « Il y a un danger d’élargissement du conflit à toute la région, similaire à la situation du conflit israélo-palestinien. Une montée du nationalisme kurde pourrait même radicaliser plus encore les nationalistes perses, arabes et turcs, rendant plus difficile la résolution du conflit.
Cette perspective doit être contrebalancée par une solution n’ayant pas d’aspirations nationalistes et reconnaissant les frontières existantes. »
extrait de « Guerre et paix au Kurdistan, ‪#‎Perspectives‬ pour une résolution politique de la question kurde » dans la partie concernant : « Situation actuelle et solutions possibles », page 38…

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Si Abdullah Öcalan, le leader politique emprisonné sur l’île turque d’Imrali oeuvrant pour la défense, la protection et la reconnaissance des différentes Communautés Kurdes associées à un processus d’Unification et de Réification, écrivait cela, c’est qu’il redoutait par-dessus tout qu’un jour le pays du Kurdistan puisse être déchiré entre différentes nations qui lui imposeraient des frontières incompréhensibles… Si un pays y est parvenu, même si ce fut long a accepter, c’est bien l’Irak qui a réussi à alléger la notion de frontière à une simple barrière administrative doublée d’une reconnaissance et d’une participation politique du Kurdistan à Bagdad… En ce qui concerne la Syrie et la Turquie ça ne semble pourtant pas encore couler de source alors que tout principe de neutralité axiologique d’une diplomatie appliquée, logique et censée, devrait obliger Damas et Ankara à reculer leurs frontières aux limites administratives des populations kurdes !… Le reprise d’hostilités conséquente à la présence de jihadistes sont effectivement concentrées sur des territoires peuplés par des Kurdes et ne sont pas nombreuses les nations qui se bousculent au portillon pour y apporter leur aide ou se retrouve bloquée par des règles internationales vraiment pas adaptées à la situation, soumises à l’acceptation de Damas… Ce n’est pas la Syrie mais le Kurdistan… Ce n’est pas la Turquie mais le Kurdistan… Hors, si les jihadistes de ces régions ne disparaissent pas au plus vite, cette maigre existence « administrative » qui donnait une reconnaissance au Kurdistan du Nord de l’Irak risque d’être menacée, voire même pire, peut-être se transformer de frontière administrative en frontière nationaliste et militaire ! La possibilité de voir la Turquie envahir le Kurdistan irakien moindre… Et c’est parce qu’Abdullah Öcalan n’a jamais rompu de cessez-le-feu que c’est un homme de confiance, de paix et de respect d’autant plus qu’il n’a jamais porté atteinte aux intérêts européens ou américains, il n’a fait que défendre l’existence territoriale kurde pour qui l’enfermement n’est pas une solution.

http://www.freedom-for-ocalan.com/francais/Ocalan-Guerre-et-paix-au-Kurdistan.pdf

KurdPeupl

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