Sur l’intervention américaine envisagée en Syrie…

… similaire à celle effectuée par la France au Kurdistan de l’Irak

Les ‪‎ÉtatsUnis‬ prévoient d’intervenir en ‪‎Syrie‬ (dans des territoires sous autorité ‪‎Kurde‬ – partie Kurde de la Syrie) comme la ‪‎France‬ vient d’intervenir en Irak‬ sur des territoires Kurdes également… (‪‎Le Point‬ – Presse de l’État –

http://www.lepoint.fr/monde/ce-que-preparent-les-etats-unis-en-syrie-19-09-2014-1864818_24.php )

Si ‪‎Obama‬ y va dans l’esprit de pouvoir y imposer une autorité administrative extérieure – mais bien peu de spécialistes n’oseraient envisager une telle hypothèse alors qu’à chaque fois il en fut pourtant ainsi – il y a de fortes chances effectivement que nous nous confrontions à des « risques potentiellement incalculables » (Le Point)… Si il (Barack Obama) n’a toujours pas compris que le Kurdistan est une partie incontournable pour l’établissement de la paix au Proche-Orient, qu’y lâcher des bombes ne devrait normalement et logiquement pouvoir se faire que d’après des renseignements précis provenant du terrain, répondant aux besoins et aux nécessités des populations établies en accord avec l’état-major concerné‪ ‎Peshmerga‬ ( Kurde – Irakien ) – YPG‬ , Unité de défense (du peuple) populaire (Yekîneyên Parastinê Gel) et ‪‎PYD‬ , Parti de l’Union Démocratique selon des informations précises ; peu de chance subsistera ensuite pour que nous puissions y parvenir puisque des problèmes territoriaux risqueraient à nouveau de se poser, pires que ceux d’avant peut-être… Barack Obama devrait, pour éviter cette perte de temps inutile, faire confiance aux Kurdes de la Syrie tout comme la France a bien été obligée de le faire avec les Kurdes d’Irak du Kurdistan‬, région de l’ex-Nord irakien.

On peut être extrêmement tendu si la décision américaine se concrétise parce que nous ne savons absolument pas si les États-Unis sont réellement en contact avec les autorités militaires Kurdes autrement qu’en passant par Bagdad par console nintendo interposée en vue d’asseoir au passage le pouvoir de ‪‎Bagdad‬ ? Cela ne risque-t-il pas d’entraîner que d’autres en profitent pour retrancher l’autorité kurde de l’autonomie pas encore concrétisée en indépendance alors qu’elle est déjà effective (militairement et civilement, même si c’est au prix du carnage avec la confrontation des jihadistes) ? Mais il est peu probable que cette stabilité acquise ne soit remise en question dans le but de réduire l’influence prochaine que pourrait prendre le Kurdistan derrière ?

Ces interventions aériennes devraient donc être « pilotées » du sol, par le sol, en Irak et en Syrie, par les forces militaires kurdes et non pas par une administration politique différente à cette armée parce que la guerre n’a jamais apporté d’amélioration politique.

C’est quand même consternant de constater actuellement que le sort des kurdes de la région syrienne du Rojava, en prise avec Daesh, dépende d’une décision ONU – OTAN avant que l’aide proposée par les États-Unis ne puisse devenir effective, avec toute l’agonie humaine que cette attente impose qui va avec… D’abord est-ce que les avions sont absolument nécessaires ?… Ce sont des régions pauvres… Il ne s’agirait pas de pulvériser le peu de richesse que la terre et les habitations possèdent encore. On parle d’actions ciblées mais toute l’armada reste bloquée car elle ne peut intervenir sans un accord international au risque de se heurter au régime finissant de Damas et Bachar-el-Assad qui, en cas de rupture ou de non-respect, risquerait de se voir accorder le soutien de la Russie… Alors reste la solution « secrète » de passer par les milices kurdes YPG – PYD, de peindre sur un avion de l’OTAN le drapeau du Kurdistan avec la tête d’Öcalan à côté, faire croire que c’est la Russie qui le leur aurait vendu pour chasser les zones où les jihadistes se retrouveraient tous seuls ce qui pourrait irriter les services secrets turcs… Mais ils se fondent parmi les populations et le temps joue en leur faveur et Rojava se meurt. Ce qui sur le terrain prouve bien encore une fois qu’aussi mastodonte que puisse être l’armada de l’OTAN, sa force d’intervention est d’autant plus limitée que son pouvoir de compatibilité politique a d’importance et que comme toujours, les Kurdes doivent compter sur eux-mêmes, leur auto-détermination… Cette autonomie acquise par les Kurdes est à nouveau une nouvelle fois remise en question et comme toujours ils se retrouvent mêlés à une guerre qu’ils n’ont pas voulu… Les Kurdes – PKK – Turquie n’ont jamais rompu de cessez-le-feu et se tiennent au dernier en date alors que des observateurs mal intentionnés seraient à nouveau encore, une fois de plus, capables de chercher à faire croire que « et bien voilà, il y a de nouveau la guerre chez les Kurdes parce qu’ils auraient rompus un cessez-le-feu avec la Turquie (!) » qui se sert de l’EI comme d’une soupape frontalière.

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